Anse d'Arlet est probablement le village le plus photographié de la Martinique. Ses barques de pêche colorées, son église posée au bord de l'eau, ses pélicans qui attendent le retour des filets : tout ici respire une Martinique que le tourisme n'a pas encore formatée. Et sous l'eau, les tortues vertes nagent à quelques mètres du bord.
C'est la raison principale pour laquelle les voyageurs font le déplacement. Les tortues marines fréquentent le récif corallien directement au large du village, à une centaine de mètres du bord. Elles sont présentes toute l'année, mais les matinées tôt — avant 9h — sont de loin les meilleures. La mer est calme, les tortues se nourrissent tranquillement sur les herbiers, les bateaux de tourisme ne sont pas encore arrivés.
Équipez-vous d'un masque et d'un tuba. Pas besoin de palmes pour atteindre le spot. Restez à distance respectable des animaux : deux mètres minimum, ne les touchez pas, ne les suivez pas si elles plongent. L'observation respectueuse dure souvent 20 à 30 minutes sans forcer.
Le récif d'Anse d'Arlet est un site de plongée reconnu des professionnels martiniquais. Les fonds descendent à 20-25 mètres sur le récif nord, avec une diversité de coraux, de poissons tropicaux et, régulièrement, des raies pastenagues. Un club de plongée est installé au bord de la plage principale.
Le lagon intérieur, peu profond (3 à 5 mètres), est parfait pour une première expérience en bouteille. Les baptêmes de plongée se déroulent dans des conditions idéales : visibilité excellente, courant quasi nul, vie marine accessible. Comptez 55 à 70 euros pour un baptême encadré.
Le bourg se traverse en dix minutes à pied. L'église Saint-Henri, construite en 1846, est posée à quelques mètres de l'eau — une configuration unique en Martinique. Le cimetière marin jouxte la plage principale : les tombes des pêcheurs font face à la mer, selon une tradition créole ancienne. Les barques peintes en bleu, rouge et jaune sont toujours là le matin, avant que les pêcheurs ne partent au large.
Plusieurs snacks et petits restaurants longent le front de mer. La spécialité est le poisson grillé au charbon de bois, servi avec des légumes-pays et du riz créole. Madeleine, qui tient son snack depuis une vingtaine d'années face à la plage, prépare un accras de morue et un boudin créole qui méritent le détour. Prévoyez cash : peu d'établissements acceptent la carte bancaire.
Anse d'Arlet est à 25 minutes de route depuis Sainte-Luce. Depuis la Villa Amaryllis, combinez avec une visite au Rocher du Diamant qui se trouve sur le même itinéraire côte caraïbe.
Rien n'est jamais garanti avec des animaux sauvages, mais Anse d'Arlet est l'un des spots les plus fiables de la Martinique. Les matins tôt en semaine restent le meilleur créneau.
Oui, masque et tuba suffisent. Les tortues évoluent dans des zones peu profondes, accessibles en apnée depuis la surface.
Le lagon est généralement calme. Hors saison cyclonique, la mer est quasi plate côté caraïbe. Les enfants peuvent nager sans difficulté dans la zone centrale.
Un service de minibus (taxis collectifs) relie Les Anses-d'Arlet à Fort-de-France via Le Diamant. Les horaires sont irréguliers. Un véhicule de location reste recommandé pour plus de flexibilité.